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miércoles, 11 de septiembre de 2013

Sanción ejemplar e histórica hace falta para quienes ejecutaron el macabro golpe de Estado contra Allende, afirma Clara López

 
 
Al conmemorarse cuarenta años de uno de las mayores crímenes de la historia de América Latina como el macabro golpe de Estado contra el presidente constitucional de Chile, Salvador Allende Gossens, la presidenta del Polo Democrático Alternativo, Clara López Obregón, no solamente relievó su estatura de estadista y su proyección política sino que, además, sostuvo que aún hace falta una sanción ejemplar e histórica para todos quienes hicieron posible esta ignominiosa acción que oscurece de sangre, humillación y envilecimiento el devenir de buena parte de los países de la región.


 
En efecto, López Obregón recordó que con el golpe militar no solo Allende pagó con su vida su actitud digna y valiente de defender la democracia chilena sino que también con la usurpación del poder por el pinochetismo se inauguró a sangre y fuego en América Latina la aplicación de la nefasta doctrina económica neoliberal, de la cual no ha podido salir aún un país como Colombia, acompañada de una estrategia feroz de represión que fue fundamental para la ejecución del genocida Plan Cóndor que asoló entre las décadas 70 y 80 siglo pasado al Cono sur.


 
Si bien, dijo la presidenta del Polo, algunos actores políticos y militares en Chile que participaron directa o indirectamente en el golpe contra el presidente Allende han pedido perdón, no se sabe hasta ahora dónde están miles de desaparecidos y los responsables de tantos asesinatos durante la dictadura pinochetista.

 
Tampoco han asumido su responsabilidad en el crimen golpista gobiernos como el de Estados Unidos que lo aupó y auspició, ni los medios de comunicación que lo socaparon ni las entidades internacionales cómplices, precisó López Obregón.


 
Puntualizó que el sacrificio de Salvador Allende, cuya única aspiración política era construir en Chile una sociedad más justa e incluyente, tiene que ser un una lección para América Latina, que aún no ha terminado por procesar su impacto político, social e histórico, que posibilite construir democracia, solidificar justicia y defender los derechos humanos.



Bogotá, 11 de septiembre de 2013.
 

Mort tragique de Salvador Allende


11 septembre 1973

Mort tragique de Salvador Allende

Le 11 septembre 1973, au Chili, le gouvernement d'Unité Populaire est renversé dans des conditions dramatiques. Le président socialiste Salvador Allende, élu trois ans plus tôt, est conduit au suicide.
 
 
C'est pour ce pays prospère de dix millions d'habitants la fin d'une pratique démocratique vieille de plusieurs décennies qui lui a valu le surnom autrefois élogieux de «Prusse de l'Amérique du sud» ou encore de «Suisse de l'Amérique du Sud».  
André Larané
 
 
La Moneda en flammes après le bombardement par l'aviation, Santiago-du-Chili, 11 septembre 1973

 

L'armée s'insurge

 
 
Salvador Allende est le premier marxiste latino-américain élu démocratiquement. Il ne doit cependant son élection à la présidence le 4 septembre 1970, qu'à la division de ses adversaires.
 
 
À la tête d'une coalition hétéroclite qui va des radicaux centristes à l'extrême-gauche révolutionnaire et violente, il voit se dresser en face de lui une droite qui réunit la bourgeoisie mais aussi une fraction des ouvriers victimes des désordres économiques.
 
 
En avril 1973, les étudiants de l'Université catholique de Santiago applaudissent les grévistes de la grande mine de cuivre d'El Teniente ! Plus grave encore, le 29 juin 1973, un groupe d'officiers tente de se mutiner à la tête du principal régiment de blindés de Santiago.
 
 
Le 23 août 1973, humilié et découragé, le général Carlos Prats, fidèle soutien du gouvernement, remet sa démission et Salvado Allende appelle Augusto Pinochet (58 ans) à le remplacer à la tête de l'armée de terre. Le président ne voit plus d'autre issue que dans un référendum mais on ne lui laissera pas le temps de l'organiser.
 
 
À peine deux semaines plus tard, les commandants de l'armée de l'air et de la marine décident de mettre un terme par la force à l'expérience socialiste. Non sans peine, le 9 septembre, ils persuadent le général Pinochet de se joindre à la junte.
 
 
C'est ainsi que, le matin du 11 septembre 1973, des unités de la marine neutralisent le port de Valparaiso. Peu après, à Santiago-du-Chili, les soldats investissent le palais présidentiel de La Moneda, construit en 1806.
 
 
Salvador Allende, coiffé d'un casque, observe les avions bombardant la Moneda
 
 
Vers midi, l'aviation bombarde le palais et les soldats y pénètrent enfin.
 
 
Après une allocution désespérée à la radio, le président demande à ses défenseurs de quitter les lieux. Resté seul, il se suicide d'une rafale de mitraillette. Il a 65 ans.
 
 
La junte militaire proclame l'état de siège dans tout le pays et dissout les partis. Dans les jours qui suivent, 45.000 personnes suspectes de sympathies marxistes sont raflées et concentrées dans le sinistre stade de Santiago (*).
 
 
Trois mille d'entre elles disparaissent tragiquement dans les geôles militaires ; beaucoup sont torturées avant d'être exécutées de diverses façons comme d'être lâchées du haut d'un avion dans l'océan !
 
 
200.000 Chiliens se sentant menacés prennent les chemins de l'exil.
 
 
Ce déchaînement de violence sadique vaudra un quart de siècle plus tard une inculpation de crime contre l'humanité à Augusto Pinochet.
 
 
Arrestations dans la rue à Santiag-du-Chili, 11 septembre 1973

 

La dictature en marche

 
Contre toute attente, le commandant de l'armée de terre a réussi à prendre l'ascendant sur ses homologues de l'air et de la marine. Animé par une immense soif de revanche, il utilise la violence pour asseoir son pouvoir sur le pays.
 
 
Après avoir laissé pendant quelques jours les militaires se défouler, il confie la police politique à un organisme à sa dévotion, la DINA (Dirección de Inteligencia Nacional). Celle-ci, dans les années suivantes, va méticuleusement traquer les opposants, au Chili et à l'étranger.
 
 
Le 30 septembre 1974, le général Carlos Prats et son épouse sont tués dans un attentat à la voiture piégée à Buenos Aires. Deux ans plus tard, le 21 septembre 1976, à Washington, c'est le tour d'Orlando Letelier, économiste et ministre des Affaires étrangères de Salvador Allende.
 
 
Augusto José Ramón Pinochet Ugarte assiste à un Te Deum en 1973 (Valparaíso,  25 novembre 1915 - Santiago, 10 décembre 2006)
 
 
En attendant, le nouveau président de la République appelle à ses côtés de jeunes économistes diplômés de l'Université de Chicago, les «Chicago Boys», pour remettre l'économie sur ses pieds. Ils vont y réussir en appliquant à la lettre les recettes libérales de l'économiste américain Milton Friedman.
 
 
Les entreprises nationalisées par les présidents précédents sont restituées à leurs anciens propriétaires cependant que sont privatisées de grandes entreprises publiques comme l'Entreprise nationale d'électricité. Le contrôle des prix est aboli, les barrières douanières abaissées, les investissements étrangers encouragés.
 
 
La croissance économique ne tarde pas à s'accélérer mais c'est au prix d'une extrême aggravation des inégalités et de la pauvreté.
 
 
En 1980, Augusto Pinochet, soucieux de légitimer son pouvoir, appelle ses concitoyens à ratifier par plébiscite une nouvelle Constitution.
 
 
Le 5 octobre 1988, enfin, le «chef suprême de la Nation» met son pouvoir en jeu à l'occasion d'un référendum. Cette fois, l'URSS étant à l'agonie, il n'est plus d'aucune utilité pour Washington, qui n'a plus à craindre les menées soviétiques en Amérique latine. 54% des Chiliens se prononcent contre la prolongation du mandat de Pinochet.
 
 

Fin de règne

 
 
Augusto Pinochet quitte donc la présidence de la République le 11 mars 1990... tout en conservant huit ans encore le commandement de l'armée de terre ! Lentement, le Chili sort de la dictature et renoue avec ses traditions démocratiques.
 
 
Sénateur à vie, l'ancien dictateur est arrêté le 16 octobre 1998, lors d'un voyage à Londres, suite à une poursuite engagée par le juge espagnol Baltazar Garzon pour crime contre l'humanité. Il regagne le Chili après 503 jours de détention.
 
 
Il meurt le 10 décembre 2006, richissime mais honni par la plupart de ses concitoyens... Pendant ce temps, à La Havane (Cuba), un autre dictateur sanguinaire (Fidel Castro) arrive paisiblement au terme d'un demi-siècle de pouvoir ininterrompu.
 
 
Le Plan Condor
 
 
Le coup d'État de Pinochet, au Chili, coïncide avec un spectaculaire recul de la démocratie en Amérique du Sud. Des dictatures militaires prospèrent aussi au Brésil, en Bolivie, au Paraguay, en Uruguay, en Argentine…
 
 
Elles bénéficient du discret soutien des États-Unis, qui se remettent mal de leur échec au Vietnam et sont effrayés par les émules de Fidel Castro et Mao Zedong (Montoneros en Argentine, Tupamaros en Uruguay, Sentier lumineux au Pérou, FARC au Venezuela…).
 
 
Dans le cadre d'un Plan Condor, les polices secrètes de ces régimes dictatoriaux coopèrent pour éliminer leurs opposants. Mais après le scandaleux attentat contre Orlando Letelier, le président américain Jimmy Carter leur retire son soutien. L'existence du Plan Condor a été révélée en 1992 par l'ouverture des archives du dictateur paraguyen Alfredo Stroessner.
 

Una dignidad llamada Salvador Allende

La conmemoración de los 40 años del golpe contra Salvador Allende ha motivado diversas marchas en Santiago de Chile. /EFE
 

40 años del golpe de estado en Chile

 

Una dignidad llamada Salvador Allende

 

Una reconstrucción de los hechos ocurridos hace 40 años, en la víspera del golpe de Estado contra el presidente de chileno por parte de las Fuerzas Armadas.

 
Por: Erick Camargo Duncan / Especial para El Espectador

Es 10 de septiembre de 1973. Las maniobras golpistas han empezado en la noche, cuando los buques de guerra de la armada sitian y se toman Valparaíso. Es la época propicia, pues es precisamente septiembre el mes en el que se adelantan maniobras conjuntas de unidades americanas y chilenas, en el marco de la Operación Unitas, en el pacífico. A esa hora el médico y masón, amante de la vida, de las flores y del arte, Salvador Allende, se halla en su casa ultimando detalles para la convocatoria a plebiscito que anunciará al día siguiente, once de septiembre.
 
Ha pasado la tarde del diez analizando los posibles escenarios para salir de la crisis que afronta el país, provocada por el sector más reaccionario de la derecha chilena y el gobierno estadounidense de Richard Nixon. Su esposa, Hortensia Bussi, “la Tencha”, lo recordaría ese día como el más tenso de su vida. Ella había llegado procedente de México en representación del gobierno chileno, que mandaba a través suya ayuda humanitaria y la solidaridad del buen corazón del presidente para mitigar los daños del cataclismo que casi acaba con el país azteca. Lo recordaría para siempre, inflamado de tensión mientras se probaba las chaquetas de primavera que le había encargado, y que le quedaron bien, cuando dijo: “a ver si estos me dejan usarlas”; a lo que ella replicó “¿tan mal están las cosas, Salvador?”. Aquella noche de septiembre, en la casa presidencial de Tomás Moro, Salvador Allende cena con la Tencha, su hija Isabel, y unos fieles amigos históricos entre los que se encuentran Orlando Letelier, su ministro de defensa, y Augusto Olivares, su amigo periodista y cercano consejero. Ambos morirán después bajo la omnipresencia fatal de la conspiración.
 
 
También está Joan Garcés, el politólogo español que lo acompañará esa noche hasta tarde junto a Augusto Olivares y que se convertirá, quizá, en el mayor enemigo declarado de Pinochet en el panorama internacional, que muchos años después logrará que el juez español Baltasar Garzón compulse copia de detención contra el dictador. El turbio y lúgubre silencio de aquella cena se romperá cuando Salvador Allende dé un golpe en la mesa, y diga: “voy a llamar a plebiscito. Va a ser el pueblo el que decida si debo irme o no”.
 
 
Era un hombre perseverante y de buen humor, tres veces había sido candidato presidencial y en todas terminó derrotado, hasta que logró su objetivo en el cuarto intento. Su gobierno había empezado con buena salud, y las cifras al cabo del primer año de gestión eran contundentes. Mediante reforma agraria se habían reincorporado a la propiedad social 2.400.000 hectáreas de tierras activas. Se habían nacionalizado cuarenta y siete empresas industriales y la mayor parte del sistema de créditos, la unidad popular también había recuperado para la nación todos los yacimientos de cobre explotados por las filiales de las compañías norteamericanas, de un tajo y con un solo acto legal que no contempló indemnización alguna, pues el gobierno calculó la excesiva ganancia de ochenta mil millones de dólares que habían hecho las empresas en quince años. También se había logrado detener la inflación y aumentar los salarios en un cuarenta por ciento.
 
 
Pero la conspiración que el gobierno de Allende llevaba a cuestas no tenía parangón alguno, es quizá el golpe de Estado más sostenido en el tiempo que jamás se haya visto, pues no comenzó aquella noche del diez en que los buques de la marina se tomaron Valparaíso sino tres años antes cuando el pentágono solicitó a la carrera doscientas visas para que en el país austral aterrizara un orfeón naval que nunca existió, y que en realidad era un grupo de mercenarios sin corazón que llegaría dispuesto a evitar la posesión del primer candidato socialista elegido por votos en el mundo. El boicot se cayó por su peso cuando el gobierno descubrió el plan y negó las visas. El cuatro de septiembre Salvador Allende se posesionó como presidente de la república y días antes ya habían visto a Richard Nixon, presidente de Estados Unidos, maldecir en privado y golpearse la palma de una mano con el puño de la otra mientras decía “ese hijo de perra”.
 
 
El boicot arreció en fuerza y entonces la CIA, alentada por el secretario de Estado y mano derecha de Nixon, Henry Kissinger, contactó a un par de generales adeptos a una escalada armada y fraguaron el asesinato del comandante en jefe de las fuerzas militares, un hombre constitucionalista y fiel a los designios de la democracia llamado René Shneider, que murió en el hospital después de recibir tres balazos por parte de unos sujetos que lo interceptaron cuando se dirigía a su oficina.
 
 
La idea no era otra que culpar al recién electo presidente y a su partido, la Unidad Popular (UP), de querer hacer una purga sangrienta en las más altas esferas militares para imponer mandos de ideología castrista, y así legitimar el golpe prematuro. El plan no funcionó y los altos militares inmiscuidos en el asesinato del general fueron retirados. Tumbar a un presidente electo por vía democrática no iba a ser fácil y Nixon entendió que de hacerlo, Estados Unidos sería repudiado a escala global; fue entonces que decidieron redactar un documento oscuro que pasó a los anaqueles de la historia bajo el título de “Memorándum 93”, firmado con la rúbrica de Kissinger y distribuido a la CIA, al Departamento de Estado, al de Defensa y a Usaid, que contenía una serie de medidas económicas destinadas a “hacer chillar la economía chilena”, como Nixon había dicho en privado; entonces se recortaron los préstamos de los bancos multilaterales a Chile, se terminó el financiamiento a las exportaciones americanas, se hizo lobby hasta garantizar un mínimo de actividad económica por parte de los inversionistas y se cortaron los programas bilaterales de ayuda económica.
 
 
No bastando con esto, el gobierno de Estados Unidos engatilló a la economía chilena mediante una serie de acciones que depreciaron el valor del cobre en el mercado internacional, el principal recurso natural de Chile. La situación se agudizó porque gran parte de las operaciones comerciales dependían de los créditos para financiar la adquisición de maquinaria y repuestos de gran parte de la industria chilena, estructurada en un ochenta por ciento a base de productos importados, incluyendo el trasporte, de ahí que uno de los sucesos claves desencadenantes del golpe fuera la huelga de camioneros, que de manera literal paralizó al país. Una semana antes del golpe no era posible siquiera conseguir pan o leche en las tiendas de barrio y almacenes.
 
 
Con los años se sabría que un flujo negro de dólares patrocinó el paro de trasportadores, que los dueños de los camiones terminaron por darles a los huelguistas una suma de 2.800 dólares con tal de que se sumaran al levantamiento, y que esos dólares habían sido consignados por agentes de la CIA. Esa fue la economía enardecida y saboteada que tuvo que enfrentar Salvador Allende, con el agravamiento de una deuda externa creciente contraída en el gobierno anterior que él se empeñaba en renegociar y que nunca logró hacerlo debido a que Nixon aisló a los organismos de crédito de Chile, ejerció presión sobre las naciones europeas dispuestas a otorgarle crédito, y al final negó de manera rotunda el escenario de la renegociación de la deuda chilena. La historia develaría también que desde el primer mes del año del golpe, un grupo de economistas fratricidas que se darían a conocer como los Chicago Boys se encargó de redactar un plan económico que se conocería como el ladrillo, y que consistía en una serie de medidas económicas que se implementarían tras, literalmente, asestarle el ladrillazo del golpe al gobierno de la UP.
 
 
La última noche de su vida Salvador Allende durmió mal y poco. A las 6:30 de su mal día recibirá la noticia de los buques acuartelados y de las tropas que empiezan a movilizarse hacia la capital, y mandará cerrar la vía que conduce de Valparaíso a Santiago. Una hora después llegará a La Moneda para ponerse al tanto de la magnitud de la conspiración. La plaza contigua al palacio presidencial estará ocupada por tanques de la policía militar, que a esa hora parecerán custodiar la seguridad del presidente, pero que una hora más tarde darán media vuelta para ensanchar la lista de fuerzas unidas al golpe. Como no es su costumbre, entrará por la puerta principal a la Moneda y mientras suba las escaleras rumbo a su despacho se encontrará a su secretaria, y sonriente le dirá: “¿qué hace aquí tan temprano?, hoy no va a ser como el 29 de junio, hoy será un día especial”.
 
 
El optimismo matinal que llevaba ese once de septiembre se fundamentaba más en el precedente del golpe sofocado con éxito hacía unos meses y en el buen horizonte que se dibujaba a raíz de la convocatoria a plebiscito que en el conocimiento real de la magnitud del movimiento que enfrentaba esa mañana. Algunos de los que lo acompañaron esa día recordarían después que mientras tanteaba el potencial de la fuerza insurrecta, se le oyó decir “Pobre Pinochet, a esta hora deben haberlo secuestrado ya”. Augusto Pinochet había sido el último en unirse a la conspiración después de ser convencido por los argumentos del general del aire, Gustavo Leigh, que lo visitó en su casa mientras celebraba el cumpleaños de su hija. Vestidos de ropa deportiva y hablando con la frialdad con que se discute cualquier tema de orden cotidiano en el patio de la casa, el comandante en jefe del ejército le dio el visto bueno a la encerrona planeada para el once.
 
 
El desequilibrio restante al interior de las fuerzas armadas se daría cuarenta y ocho horas antes cuando los generales adeptos a Salvador Allende fueran expropiados de su jerarquía, sin saberlo. Pinochet había sido ascendido a comandante en jefe del ejército después de que el general Carlos Prats renunció ante las presiones de los demás generales, que habían llegado al límite de haber enviado a sus esposas, sumadas a las de otros trescientos oficiales, a la puerta de la casa del general para mostrar su indignación y descontento con la gestión que llevaba. El día del golpe Salvador Allende trataría de localizarlo sin éxito en el rincón más recóndito del país, pues Prats había demostrado ser un hombre leal, un general constitucionalista que lo había respaldado meses atrás enviando tropa para enfrentar a un general acuartelado de las fuerzas aéreas que se negó hasta el último día a dejar el cargo después de comprobarse que era parte de un circulo de conspiración.
 
 
Tres días antes Prats había avisado a Salvador Allende sobre la inminencia de un golpe y lo habría convidado a realizar una reunión de emergencia con Pinochet para ponerlo al tanto de la situación, reunión que se dio al día siguiente en la casa presidencial de Tomás Moro, en la que el general turbio le ratificó a Allende los votos de lealtad. Lo que no sabía Allende la fatídica mañana del once mientras trataba de localizar por todo Chile al hombre que días atrás le había advertido la inminencia del golpe, su amigo y cercano colaborador Carlos Prats, es que era poca la ayuda que en ese momento podía darle el leal general, pues ya figuraba en el radar de los conspiradores y moriría dentro de un año como consecuencia de una bomba que viajaba escondida en su auto de exiliado, en Argentina.
 
 
Una hora después de haber llegado a la moneda, Allende se enterará de que la totalidad de las fuerzas armadas están en su contra y Pinochet hace parte de la conspiración. A su lado se hallarán el director y subdirector de la Policía Militar, dos generales fieles y acorralados que para ese momento ya no tendrán poder alguno, y habrán sido removidos de sus fueros por los golpistas. Al almirante Montero, comandante en jefe de la Armada, lo aislarán desde temprano en su casa: su carro no servirá aquella mañana, la casa será rodeada por soldados y los candados de la entrada serán cambiados. Allende nunca se enterará.
 
 
En ese momento ya se habrá preparado para lo peor. Los golpistas le ofrecerán con reiteración un avión para sacarlo del país junto a su familia, y el mismo Pinochet pasará al teléfono: “yo no trato con traidores, y usted, general Pinochet, es un traidor”, le dirá el presidente antes de colgar con determinación. La insistencia aumentará, y el hombre que se había tomado el poder en la Armada y había aislado al almirante Montero, el almirante Toribio Merino, pasará al teléfono y la dignidad de Allende volverá a hacer presencia: “rendirse es para los cobardes y yo no soy cobarde. Los verdaderos cobardes son ustedes que conspiran como los maleantes en la sombra de la noche”, le dirá.
 
 
Lo único que en ese instante turbará su serenidad de metal será la presencia de las mujeres en La Moneda, ocho en total, incluyendo a sus dos hijas Isabel y Beatriz, que llegarán en un espacio de tregua del tiroteo incesante para apoyar a su padre, Isabel con su presencia y Beatriz con sus ocho meses de embarazo y un revolver que llevará escondido en la mochila. Ambas dejarán La Moneda cuando Salvador Allende tome la decisión inobjetable de sacar a todas las mujeres. Tomará el teléfono y llamará a uno de los generales sublevados: “aunque es usted un traidor, espero que no sea también un asesino de mujeres”, le dirá. Así logrará sacar a las mujeres de La Moneda sin un rasguño pero con el corazón compungido al despedirse de sus hijas. Un extraño mecanismo de defensa le borrará de la mente a Isabel las minucias de aquella mañana, a excepción del momento de la despedida y el nudo en la garganta que le producirá abrazar a su padre por última vez, y Beatriz, atribulada con el paso del tiempo por no haberse quedado atrincherada a su lado, terminará suicidándose al cabo de cuatro años, un once de octubre, en la Habana.   


Después de esto empezará el tiroteo sin tregua entre una fuerza descomunal y un presidente aferrado a su legitimidad, acompañado por un exiguo grupo de amigos personales que combatirán a su lado hasta el final, armados de revólveres, fusiles y algunas bazucas, algunos llamarán a sus casas a despedirse por última vez. Después de esto, Salvador Allende intentará una tregua en la que aceptaría dejar el cargo a cambio de que se armara un gobierno transicional, sin él, que respetara las conquistas conseguidas hasta entonces, y se escuchará la respuesta de Pinochet filtrada en la radio: “de ningún modo amigo, muerto el perro se acaba la rabia”. Después de esto, los tanques de guerra bombardearán La Moneda y los Hawker-Hunter estallarán sus misiles contra las paredes del recinto presidencial, que comenzará a sucumbir bajo el fragor de las llamas. Augusto Olivares se suicidará tras horas de combate al darse cuenta de que la causa se ha perdido y el presidente pedirá un minuto de silencio en su honor en medio de la arremetida.
 
 
Allende se rendirá, todos los que luchan a su lado conocerán su dimensión histórica cuando les estreche la mano uno a uno y les agradezca con la serenidad de sus mejores días. Después de esto, el presidente legítimo de un país morirá en su oficina, solo y sembrando una eterna duda sobre su destino final. Morirá empuñando un fusil que será el primero y último que utilice jamás en sus sesenta y cuatro años de vida. Algunos, como Fidel Castro y García Márquez dirán que murió de pie, combatiendo, solo, cuando evacuaron La Moneda y entraron a capturarlo. Su familia afirmará que se habrá suicidado, propinando un golpe moral, intemporal, para quienes lo golpearon.
 
 
Después de esto la dignidad cambiará de nombre para siempre: se llamará Salvador Allende. Esto ocurrirá el once, ahora es diez y las maniobras golpistas han empezado en la noche. El médico y masón, amante de la vida, de las flores y del arte, Salvador Allende, se halla en su casa ultimando detalles para la convocatoria a plebiscito.
Por: Erick Camargo Duncan / Especial para El Espectador